Lundi 6 octobre, Muriel, enseignante Rased (réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté) à Massy (Essonne) s'est pendue dans une salle de l'école Gambetta.
Et aujourd'hui?
Son mari, Bruno, dénonce, dans une lettre ouverte adressée au Ministre de l'Education nationale, plusieurs faits dont il a souffert. Il veut rétablir "sa" vérité, et "défendre la mémoire de sa femme" affirme-t-il dans les colonnes du Parisien, ce samedi.
Que dit-il?
Il reproche à l'Inspecteur d'académie d'avoir organisé une réunion dans les locaux de l'école, alors que le corps de sa femme n'était pas encore au funérarium.
Il dénonce aussi la façon dont l'éducation nationale a géré la communication. "La hiérarchie de ma femme n'a parlé que d'une partie de la vérité. Ils auraient mieux fait de ne rien dire, respecter ce qui s'était passé."
Il accuse les supérieurs de sa femme de n'avoir parlé que de raisons personnelles ayant pu la pousser au suicide (dépression) et de n'avoir pas tenu compte de la situation que vivent les professeurs actuellement, particulièrement ceux des établissements en difficulté. "Personne ne saura ce qui a pu déclencher son acte de désespoir. Mais la façon expéditive et réductrice qui a été utilisée pour parler de son acte n'a rien à voir avec le respect de la vérité ni de sa personne"